LA PASSION DE LA POÉSIE

AU FIL DES ANS

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Au Fil des ans est un recueil de poésies

 

qui reflète certains événements de ma vie.

 

L'attente d'un résultat qui n'en finit pas.

 

La vieillesse, les gens qui sont partis et qui ont marqué ma vie.

 

La reconnexion avec une amie d'enfance.

 

La naissance de mes enfants. Mes sentiments sur la société, l'amour.

 

Tout ce que j'écris est ce que je ressens, ce que j'ai vécu, ce que j'ai vu.

 

 

Extrait : 

 

 

Le pied-noir

 

Lors d’un séjour en France

 Dans la maison de mon enfance

 Des membres de la famille étaient

 Réunie pour le repas de midi.

 

Et mon oncle me dit:

 “Où donc est né ton mari 

Dans quelle région de France

A-t-il passe son enfance?

Et je lui répondis, sans m'émouvoir:

C’est un pied-noir

 Il n’a plus de nation 

Il ne vient d’aucune région.

 

 Un air glacial sur les invités tomba

 Pas un bruit ne perça

 Personne ne parlait 

Personne ne bougeait.

 

 Les visages tendus les mâchoires crispées 

On entendait presque les dents grincer.

 Les regards me fusillaient

Et mon oncle, bouche bée se taisait.

 

 Pas un son, pas un mouvement 

Un épais silence de mécontentement

 Planait à l’horizon.

 Chacun évaluait la situation.

 

“Pied-noir” est donc si horrible?

 Être mariée à un pied-noir est si terrible?

 Je n’ai pas volé 

Je n’ai pas tué.

 Je ne suis pas une droguée

 Je ne suis pas une prostituée

Je ne suis pas une alcoolique

Peut-être suis-je une lunatique.

 

 Enfin je l’avais dit

 Presque crier aussi 

Je m'étais finalement libérée

 Et je m'étais émancipée.

 

En ce moment précis 

Je me rappelais la raison 

Pour laquelle j’avais quitté mon pays

 Pour un autre horizon.

 

 

La chaise vide 

 

 Je revois cette blanche chaise

 Placée dehors

 Pour reposer ton corps 

Et donner à ton âme un peu d’aise.

 

 Après ton passage dans l’au-delà 

Je regardais cette chaise 

Avec beaucoup de malaise

Mes pensées se noyaient là. 

 

 Le matin la chaise était déplacée

 Et je savais que la nuit venue

Tu étais revenu

 Y reposer ton corps blessé. 

 

Après deux mois de ces pensées

 Une lumière me foudroya.

 Tu ne reviendras pas

 De pleurer il faut cesser.

 

 Ce fut comme une délivrance 

Je te verrai un jour revenir 

Dans mes souvenirs

 Pour apaiser ma souffrance.

 

 



22/01/2022
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